Le bâti du Beauvaisis
Une ville de brique et d’argile
Beauvais est posée au bout du Pays de Bray, et l’argile l’a façonnée. À partir du milieu du XIXe siècle, la brique et la tuile remplacent peu à peu le torchis et le chaume, et le Beauvaisis devient l’un des grands centres de fabrication du pays.
Plus près du carreleur : en 1848, à Auneuil, les frères Achille et Aimé Boulenger installent une fabrique de carreaux mosaïque incrustés. L’usine est en partie protégée au titre des monuments historiques depuis 1991.
Puis vient juin 1940. Les bombardements et l’incendie emportent une grande partie du centre, bâti surtout en pans de bois. La reconstruction, conduite par l’architecte beauvaisien Georges Noël, emploie la pierre calcaire, la brique, la tuile et des décors de céramique. C’est le visage de la place Jeanne-Hachette.
Pour un chantier, cela compte. Sous un carrelage de Beauvais, on trouve une chape d’après-guerre, un plancher plus ancien ou une dalle récente. On regarde le support avant de choisir le carreau.
Hors de la ville, le bâti change avec le sous-sol : pans de bois et torchis dans le Pays de Bray, pierre calcaire vers Senlis et le Valois, brique et torchis sur le plateau picard. Une rénovation de maison dans l’Oise commence donc, comme ici, par un regard sur les murs.